Guide pratique · 03 Refonte & performance

Faire l’inventaire des URL avant de changer de site

Ce guide pratique s’adresse aux dirigeants de TPE et PME en France souhaitant effectuer l’inventaire complet de leurs URLs avant la refonte de leur site internet. Il propose une tr

Sommaire12 parties · FAQ
  1. 01Pourquoi inventorier les URLs avant une refonte ?
  2. 02Exemple fictif : une PME face à l’inventaire de ses URLs
  3. 03Préparer l’inventaire : de quoi avez-vous besoin ?
  4. 04Méthode pratique : inventorier manuellement et automatiquement les URLs
  5. 05Structurer son fichier d’inventaire pour la refonte
  6. 06Analyser l’inventaire et décider du sort de chaque URL
  7. 07URLs référencées par des partenaires et la presse : éviter la rupture de liens
  8. 08Pensez aux formulaires, zones protégées et bases documentaires
  9. 09Tester et simuler le parcours utilisateur sur l’inventaire
  10. 10Inventaire d’URLs : les erreurs concrètes à ne pas commettre
  11. 11Checklist dirigeant : garantir un inventaire d’URLs sans faille
  12. 12Ressources utiles et guides associés pour compléter votre démarche
  13. 13Questions fréquentes

Avant de changer de site, réaliser un inventaire rigoureux des URLs existantes est un prérequis trop souvent négligé. Cette étape clé conditionne la préservation de l’acquisition de trafic, la maintenance de la visibilité sur les moteurs de recherche et l’expérience utilisateur pour tous vos visiteurs réguliers comme nouveaux prospects. Pourtant, réaliser cet inventaire peut sembler fastidieux ou technique. Ce guide vise à accompagner concrètement les dirigeants de TPE et PME pour mener à bien cette opération, même sans expertise web poussée. Après une mise en contexte et la présentation d’un exemple fictif, vous trouverez une méthode applicable, les pièges récurrents, les décisions à prendre à chaque étape et une checklist détaillée pour sécuriser votre projet de refonte. Des liens complémentaires vers des ressources fiables et guides connexes sont intégrés pour approfondir certains aspects spécifiques.

Pourquoi inventorier les URLs avant une refonte ?

L’inventaire des URLs est le relevé exhaustif de toutes les adresses utilisables de votre site actuel. Il ne s’agit pas d’une formalité, mais d’une étape charnière qui influence l’ensemble de la migration vers votre nouveau site. D’abord, il s’agit de maintenir accessibles, sous une forme ou une autre, les pages déjà connues des visiteurs comme des moteurs de recherche. Sans ce travail préparatoire, le risque est grand de perdre des positions sur Google, de rompre des liens utiles (internes ou externes), voire d’empêcher d’anciens clients d’accéder à des informations essentielles ou à leurs espaces de connexion.

Ensuite, cette cartographie permet d’éclairer les choix de contenu : que conserver, mettre à jour, archiver ou supprimer ? La vision précise de l’existant aide aussi à évaluer si des pages inutiles, obsolètes ou dupliquées nuisent à la clarté du site. Enfin, le référencement naturel, la cohérence de votre parcours client et l’intégrité de votre offre dépendent souvent de la bonne gestion de vos anciennes adresses avant le grand basculement.

Un inventaire soigné s’inscrit aussi dans la conformité aux pratiques recommandées pour la qualité de l’expérience, de l’accessibilité ou du référencement. Par exemple, des liens bien documentés aident les moteurs à comprendre la structure de votre site Google : bonnes pratiques pour les liens, tandis qu’une structure claire facilite l’usage pour tout public MDN : une structure HTML accessible.

Exemple fictif : une PME face à l’inventaire de ses URLs

Considérons l’entreprise fictive "Menuiserie Laroque", PME spécialisée dans la fabrication de portes et fenêtres en région lyonnaise. Son site existe depuis dix ans et contient plus de cent pages, dont des fiches produit, des réalisations, des articles de blog et des pages présentant l’entreprise, les offres d’emploi ou le formulaire de contact. L’équipe dirigeante souhaite un site moderne, optimisé pour le mobile, et pense naturellement à une refonte complète.

Cependant, lors des premiers échanges avec leur prestataire, certaines difficultés émergent : l’historique des publications n’a jamais été formalisé, des URLs sont générées automatiquement selon différents modèles, d’anciennes pages non supprimées sont encore accessibles… S’ajoute à cela le problème de contenus référencés sur Google, de fiches partagées par des partenaires ou des clients par email. La direction comprend qu’il faudra mener un inventaire méticuleux avant d’avancer, sans quoi des événements imprévus sur le nouveau site pourraient survenir (liens cassés, formulaires invisibles, perte de trafic sur les fiches phares, etc.).

Préparer l’inventaire : de quoi avez-vous besoin ?

Avant de vous lancer dans le relevé proprement dit, centralisez les accès et informations nécessaires : accès au back office de votre site actuel, éventuels exports de pages si votre CMS le permet (WordPress, Joomla…), accès aux statistiques de fréquentation (Google Analytics, outils de suivi ou logs serveur si existants), et à la console de recherche Google afin d’identifier les pages indexées.

Dressez également une première liste manuelle des pages connues ou jugées importantes par votre équipe (exemples : "Accueil", "Contact", pages métiers, fiches produit phares, formulaires, mentions légales…). Cette démarche vous aidera à structurer votre inventaire et à éviter d’oublier des contenus utiles qui ne figurent pas forcément dans la navigation principale.

Méthode pratique : inventorier manuellement et automatiquement les URLs

Pour construire l’inventaire, il convient de combiner plusieurs sources. Commencez par :

Récupérer les pages listées dans la navigation du site (menu principal, footer, liens internes). Notez chaque URL, son intitulé et son utilité.

Consulter les plans du site XML accessibles (souvent à l’adresse /sitemap.xml) pour extraire la liste générée automatiquement de toutes les pages connues du CMS.

Utiliser l’outil "Explorer comme Google" (dans la Search Console) pour relever toutes les pages indexées par le moteur de recherche, ce qui inclut parfois des publications oubliées ou peu visibles.

Si le site est volumineux, des outils gratuits ou freemium de crawl (comme Screaming Frog en version limitée ou Xenu Link Sleuth sous Windows) permettent d’identifier rapidement la majorité des URLs actives, y compris celles orphelines (non reliées au menu mais toujours accessibles).

Recensez également les URLs générées par des modules ou fonctionnalités spécifiques (recherches internes, filtres, formulaires, documents téléchargeables). Enfin, recentrez-vous sur les liens entrants connus (liens depuis des sites partenaires, réseaux sociaux) via des alertes Google ou des plateformes d’analyse de backlinks gratuites.

À chaque étape, vérifiez la pertinence des pages pour déterminer si elles méritent d’être reprises ou simplement redirigées, archivée ou supprimées sur le nouveau site.

Structurer son fichier d’inventaire pour la refonte

Pour ne pas se perdre dans la masse d’informations, structurez l’inventaire dans un tableur (Excel, Google Sheets, LibreOffice Calc). Une organisation efficace comprend généralement les colonnes suivantes :

- URL complète

- Intitulé ou fonction de la page

- Type de contenu (exemple : actualité, fiche, formulaire, offre, légale)

- Statut actuel (en ligne, obsolète, non reliée, à vérifier)

- Trafic associé si connu (nombre de visites, pages vues selon l’outil Analytics)

- Pages référencées/partagées (partenaires, clients, réseaux)

- Décision prévue (conserver, mettre à jour, rediriger, supprimer)

- Commentaires (précisions utiles pour le prestataire ou la direction)

Pour chaque page, cette grille facilitera ensuite la coordination avec votre prestataire, la réflexion sur l’arborescence du futur site et la mise en place des éventuelles redirections.

Analyser l’inventaire et décider du sort de chaque URL

L’étape d’analyse vise à clarifier ce qui a de la valeur pour votre PME aujourd’hui et demain. Voici les principales catégories de décisions à prendre :

- Conserver à l’identique : pour les pages à forte valeur ajoutée, qui constituent le socle de votre présence (exemple : la fiche "Porte d’entrée sécurité" chez la Menuiserie Laroque).

- Actualiser ou enrichir : pour des contenus valables mais qui nécessitent une mise à jour, un complément ou un nouvel habillage (exemple : des témoignages clients ou des actualités qui datent mais restent utiles pour le branding).

- Fusionner ou déplacer : certaines URLs proches peuvent être regroupées pour alléger l’arborescence ou correspondre au futur plan du site.

- Rediriger : pour toutes les URLs supprimées ou dont l’adresse va changer, il conviendra de planifier une redirection permanente (type 301) vers le contenu équivalent ou la page la plus pertinente pour ne pas perdre de visiteurs ni de crédibilité.

- Supprimer définitivement : cela ne doit concerner que des contenus obsolètes sans aucune utilité ou trafic (attention à bien vérifier la non-existence de backlinks ou de partages existants).

Cette phase implique souvent un échange entre dirigeants et prestataire pour valider les choix stratégiques (regroupement d’offres, archivage de pages RH, conservation des mentions réglementaires, etc.).Auditer son site avant une refonte : quoi conserver et quoi changer

URLs référencées par des partenaires et la presse : éviter la rupture de liens

L’un des points difficiles souvent occultés concerne les URLs partagées par l’extérieur. Des partenaires, salons, clients ou journalistes ont pu réaliser des liens directs vers des interviews, des documents à télécharger, une page "Carrières" ou une offre spécifique. Même peu visitées, ces pages bénéficient d’une visibilité ou d’une crédibilité difficile à regagner si un lien externe important se retrouve en erreur 404 de façon durable.

Lors de l’inventaire, isolez toutes les pages qui font l’objet d’un partage extérieur attesté (suivi via les outils backlink ou remontées de contacts) pour prévoir une redirection, un maintien ou un transfert d’information, même temporaire, sur le nouveau site. Mieux vaut informer en amont vos partenaires ou prescripteurs concernés si une modification importante doit survenir, ou vous assurer auprès du prestataire que la redirection fonctionnera sans accrocs.

Pensez aux formulaires, zones protégées et bases documentaires

L’inventaire ne s’arrête pas aux pages éditoriales ou produits. Les formulaires de contact, devis, candidature ou zones de connexion (espace client, partenaires, collaborateurs) constituent autant d’URLs à identifier et cartographier.

Vérifiez :

- Où mènent les anciens liens de contact/formulaires ? Est-ce que leur périmètre et leur utilité sont toujours pertinents ?

- Existe-t-il des documents téléchargeables ou des pages dédiées à la presse, aux réglementations ou à l’intranet qui doivent être repris, archivés ou intégrés différemment ?

- Votre future solution (nouveau site ou CRM lié le CRM privé inclus avec votre site) est-elle en capacité de reprendre ou d’améliorer ces fonctionnalités sans rupture pour les utilisateurs habituels ?

Pour approfondir ce point et éviter les oublis fréquents, consultez le guide détaillé sur les formulaires avant refonte Vérifier les formulaires d’un site existant avant sa refonte.

Tester et simuler le parcours utilisateur sur l’inventaire

Une fois votre tableau prêt, simulez un parcours type en vous mettant dans la peau d’un client, d’un partenaire ou d’un candidat : retrouve-t-on facilement les connaissances attendues ? Existe-t-il des étapes devenues inutiles ou des redondances évidentes ? Cela aide à affiner l’inventaire : soit une simplification du futur site, soit la création de liens internes mieux pensés, comme recommandé sur la documentation de Google Google : bonnes pratiques pour les liens.

La simulation éclaire aussi les risques liés à des URLs oubliées, espérées par les utilisateurs réguliers (anciens clients, abonnés à la newsletter, utilisateurs de documentation technique, etc.). Un inventaire dynamique permet d’ajuster facilement les décisions avant la migration définitive.

Inventaire d’URLs : les erreurs concrètes à ne pas commettre

Les projets de refonte qui négligent l’inventaire des URLs rencontrent régulièrement les difficultés suivantes :

- Oublier les URLs orphelines (qui ne figurent plus dans la navigation mais sont encore accessibles via un lien direct ou indexées par les moteurs).

- Négliger les anciens documents ou zones de téléchargement (brochures PDF, catalogues, fiches techniques).

- Sous-estimer la diversité des chemins techniques générés par l’ancien site (variantes liées aux versions linguistiques, URLs paramétrées pour des filtres, offres temporaires…).

- Ne pas prévoir de redéploiement ou de redirection pour des pages phares (accès clients, formulaires sur mesure, FAQ historique…).

- Supprimer trop vite des pages qui bénéficient de partages extérieurs sans prévenir les parties prenantes (associations, partenaires, réseaux de presse).

- Ne pas tester la structure du site cible avec les utilisateurs habituels avant la migration (cette étape est détaillée dans d’autres guides liés à la bascule technique Refondre un site sans interrompre la réception des demandes : Guide pratique pour dirigeants de TPE/PME).

Checklist dirigeant : garantir un inventaire d’URLs sans faille

Voici une liste des points-clés à valider avant de lancer la migration du site :

1. Centraliser tous les accès aux outils d’administration et statistiques du site actuel.

2. Extraire la liste de toutes les pages visibles, partagées et indexées (y compris les plans de site, la Search Console, le menu, le footer, les plans manuels partagés en interne).

3. Documenter chaque URL par fonction, trafic, et destination prévue dans le futur site.

4. Ne pas omettre les formulaires, documents téléchargeables ou zones d’accès restreint.

5. Identifier les pages ayant fait l’objet de partages extérieurs et décider de leur sort.

6. Simuler plusieurs parcours utilisateurs pour détecter les URLs oubliées.

7. Définir et valider les redirections nécessaires avec votre prestataire.

8. Prévoir une période de test et de surveillance post-lancement.

9. Se doter d’un fichier mis à jour qui pourra ensuite être transmis à tout nouveau prestataire ou responsable de site.

Pour ceux qui souhaitent approfondir l’audit global du site, l’article dédié sur l’audit avant refonte détaille ces étapes selon une perspective plus large Auditer son site avant une refonte : quoi conserver et quoi changer.

Ressources utiles et guides associés pour compléter votre démarche

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter :

- Les recommandations de Google sur la création de contenus utiles et originaux Google : créer des contenus utiles, pour vous aider à hiérarchiser vos pages à conserver.

- Les bonnes pratiques de structuration des liens pour améliorer la navigation et l’indexation Google : bonnes pratiques pour les liens.

- Les principes d’accessibilité dans le HTML, essentiels pour une navigation intuitive et inclusive MDN : une structure HTML accessible.

Si vous préparez la refonte de la totalité de votre site et souhaitez des conseils sur d’autres aspects (formulaires, migration technique sans interruption), consultez les guides pratiques du site SiteToClient : "Refondre un site sans interrompre la réception des demandes" Refondre un site sans interrompre la réception des demandes : Guide pratique pour dirigeants de TPE/PME ou encore notre page sur l’accompagnement de refonte notre accompagnement pour une refonte de site.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour inventorier toutes les URLs d’un site PME ?

Le temps dépend du volume de contenu et des outils disponibles. Pour un site de 50 à 200 pages, prévoyez entre une demi-journée (pour la collecte initiale automatisée) et plusieurs jours si beaucoup d’analyses manuelles sont nécessaires (tri, affectation des statuts, simulation de parcours, décisions collaboratives).

Est-il obligatoire de conserver toutes les anciennes URLs ?

Non : seules les pages qui ont un intérêt commercial, réglementaire ou qui bénéficient d’un trafic ou de liens externes doivent être conservées ou redirigées proprement. Les pages obsolètes, sans visite ni lien d’entrée, peuvent être supprimées après vérification.

Pourquoi ne pas se contenter du menu pour l’inventaire ?

De nombreuses pages utiles (landing pages anciennes, fiches archives, documents partagés, pages formulaires, etc.) ne figurent plus dans la navigation mais continuent d’être référencées ou consultées. Un inventaire basé sur le seul menu expose à des oublis nuisibles lors de la refonte.

Que faire si des URLs recensées ne sont plus accessibles ?

Vérifiez si elles ont simplement été dé-publiées ou déplacées par le CMS. Si ces URL sont référencées ou recensées dans Search Console, il peut être opportun de prévoir une redirection ou un message explicatif sur le nouveau site, du moins temporairement.

L’inventaire est-il utile si le site doit changer de structure ou d’offre ?

Oui, car il permet de ne perdre ni la mémoire du site ni les accès attendus par vos clients et partenaires. Il sert également de socle pour bâtir le futur plan du site et assurer une migration cohérente.